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Azerbaïdjan, les oubliés du train

Jeanne Gerster

07.09.2008

 — 12.10.2008

vernissage: 06.09.2008 dès 17h00
en présence de la photographe

Chassés du Nagorno-Karabakh, certains azéris se sont installés dans des wagons marchandise. Aujourd’hui, 14 ans plus tard, ils attendent toujours qu’une locomotive vienne les ramener chez eux.

Entre 1992 et 1994, l’Azerbaïdjan a perdu le contrôle de 20% de son territoire, le Nagorno-Karabakh, conquis par l’Arménie. Un million de personnes ont dû quitter leurs maisons, leur travail, pour devenir des déplacés internes.

Au fil des ans, les Azéris ont décoré leurs wagons afin de les rendre plus confortables, moins miséreux. Dans cet endroit aride, où fleurissent les pompes à pétrole, certains de ces déplacés ont planté, il y a plus de dix ans, une graine qui aujourd’hui s’est transformée en arbre et qui leur donne un peu d’ombre. Tant qu’il y a un souffle de vie, il y a un souffle d’espoir.

Jeanne Gerster

 

Née à Berne en 1976, c’est en 2001, mon diplôme de photographe en poche que je décide de mettre mon objectif au service des causes sociales qui me sont chères.

La photographie est mon moyen d’expression et de rencontre. Elle me permet de donner la parole à celles et ceux qui ne l’ont plus, de les écouter, de partager, de témoigner.

Les images sont faites pour être regardées, pour interpeller, questionner, émouvoir, bousculer. Dans un monde envahi par l’image, je crois au message que celle-ci peut véhiculer, à sa force, à son pouvoir de changer le cours des choses.