noirblanc

Impermanence

Gwenola de Muralt

18.01.2020

 — 08.03.2020

vernissage: 18.01.2020 dès 18h
en présence de la photographe

« Il n’y a qu’une douleur qu’il soit facile de supporter, c’est celle des autres »

René Leriche

 

Ce travail est une vision brute de la douleur.

Gwenola de Muralt, au travers d’un huis-clos, utilise le médium photographique comme révélateur de la douleur et de son impermanence  : présence – absence.

«Je ne connaissais la douleur que par fragments, par éclairs, par interstices. Puis sa noirceur toute entière est entrée en moi, balayant toute lumière. La douleur m’a vaincue, insidieusement, à son rythme, en maîtresse du temps qui anéantit dans un chaos infini, qui réduit le monde à elle seule. Elle m’a collée à la peau, a rétréci le monde qui m’entourait, m’a repliée sur moi-même, a violé mes territoires intérieurs.  »

Il n’y a pas de vérité de la douleur. Elle n’est ni vraie, ni fausse. Elle est là. Cela va au-delà des mots, cela s’exprime en dehors des mots. Comment représenter une sensation qu’on ne peut ni toucher, ni mesurer, mais qui nous consume ?

Isolée du monde, entre quatre murs, l’artiste plonge dans une sombre introspection. La lumière révèle autant qu’elle dissimule. Cette apnée laisse entrevoir en écho l’obscure réalité d’une intimité fracassée.

 

Dans ses nouvelles frontières intérieures, avec un boitier argentique, Gwenola observe et compose une mise en scène dont elle est à la fois la créatrice et le personnage. Ce face-à-face photographique mêle fiction et réalité, par des images atemporelles.

Ce projet l’accompagne pendant plus d’une année.

 

De la série Impermanence