noirblanc

In Absentia

Stanko Abadzic

09.10.2005

 — 20.11.2005

vernissage: 08.10.2013 dès 17h00

Alors qu’il séjournait à Prague entre 1995 et 2002, Stanko Abadzic est parti en quête de la face humble et cachée de cette cité. Vue par ce photographe croate, la ville de Prague n’est certes pas celle dont se souvient le touriste, avec ses ponts, ses châteaux, ses monuments magnifiques. Abadzic se montre plus attiré par des lieux silencieux, désertés, éloignés de l’agitation et du stress du centre ville.

Ce que privilégie ce photographe, ce sont les ruelles mystérieuses aux pavés usés, les petits squares, les lampadaires démodés, les murs un peu lépreux, les bistrots patinés, les enseignes vétustes. Il y a un petit côté retro et mélancolique dans ces images hors du temps où se faufilent quelques rares personnages solitaires, un peintre courbé sur son chevalet, seul au milieu d’une place, une accordéoniste au look 1920, un homme portant son vélo. Et lorsque la lumière devient rasante, l’ombre étirée confère à certaines ruelles une atmosphère inquiétante, évoquant un film en noir-blanc du genre polar des années 50.

Le regard de Stanko Abadzic est d’une belle acuité. Ce photographe a le don de pressentir l’instant à venir, le détail drôle, tendre, insolite qui fera mouche. Il possède également l’art de capter les jeux d’ombres obliques et de lumière avec leurs dessins, leurs géométries, leurs images dans l’image. Comme cette étonnante photographie où l’ombre en flèche d’une passante et celle d’une barrière se juxtaposent, formant un éphémère cadran solaire.

Son exposition est intitulée «In Absentia» parce que, dit-il, ce titre symbolise mon absence de la Croatie et mon séjour en République tchèque.