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Silenzio

Les Membres de soutien de FOCALE exposent

02.07.2006

 — 23.07.2006

vernissage: 00.00.2013 dès 17h30
en présence de la photographe
présentation de l’exposition: 18h00

Évoquer «le silence» sous forme de mots, prononcés ou seulement pensés, ou d’images est une entreprise impossible.

En ce qui concerne la parole, celle-ci doit se contenter de descriptions allusives du concept ou faire appel à des locutions ou à des situations qu’on associe au terme de «silence» – il y régnait un silence de mort, ou respecter une minute de silence ou dans le silence avant la tempête etc. – ce terme ne renvoyant, stricto senso, qu’à une absence de sons inexistante dans notre univers.

La chose devient encore plus périlleuse quand on essaie de transcrire en images un concept qui appartient au registre auditif, perceptible ou non pour l’oreille humaine. Comment, en effet, visualiser le «silence» autrement qu’en représentant, sous forme de photographie, de dessin ou de peinture, un contexte, un lieu dans lequel le spectateur pourra s’imaginer une, relative, absence de sons.

Il va de soi que toute tentative d’approche d’un thème apparemment insaisissable comme celui du «silence» n’aurait ni de sens ni l’impact nécessaire sans le désir de transcrire et de transmettre une charge émotionnelle considérable. Ceci est valable pour tout acte d’expression et de communication, comme chacun le sait.

Il n’empêche que la notion de «silence» nous touche probablement avec une intensité particulière puisqu’elle est liée à notre expérience d’être vivant, avec ses besoins et ses angoisses existentiels. De ce fait, plus que d’autres concepts, il prend une coloration émotionnelle différente chez des individus différents en fonction de leur vécu.

Dès lors, le thème du «silence» ouvre la porte à de très nombreuses associations et représentations d’une variété presque infinie.

Karin Jaques