LE KIRGHIZISTAN
Témoignages

 

Photographies de

Christoph Schütz

Du 22 mars au 20 avril 2003

Samedi 22 mars
Vernissage de l'exposition dès 17h
En présence du photographe
Présentation de l'exposition à 18h

 



Informations en bref sur le projet 'Issyk-Koul'
Les photographies et les interviews réunies dans ce projet ont été réalisées en été 1997 au fil d'un voyage autour du lac Issyk-Koul au Kirghizistan. Cinq fois plus grand que la Suisse, ce pays montagneux d'Asie centrale qui partage ses frontières avec la Chine, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan et le Tadjikistan compte quelque 5 millions d'habitants de différentes ethnies. Depuis son indépendance, l'ex-République soviétique est régie par un gouvernement démocratique. La Suisse est engagée au Kirghizistan par le biais du FMI et divers projets de développement.

Pour les portraits de ce projet, j'ai fait un choix plus ou moins arbitraire des personnes, en veillant toutefois à un certain équilibre quant à l'âge, au sexe, à l'origine ethnique. J'ai rencontré ces gens dans les endroits les plus divers: sur la route, au restaurant, au travail, dans les familles qui m' hébergeaient.

De retour en Suisse, j'ai assez rapidement décidé de ne pas sélectionner les meilleures photos et interviews, mais de les intégrer toutes dans un projet de livre. J 'ai donc mis l'accent sur l'aspect documentaire du projet. Le résultat: Un journal d'une balade autour du lac Issyk-Kul, une sorte d'enquête sur 600 kilomètres de trajet, qui veut documenter le pays et ses habitants dans ce pays en transition.

Christoph Schütz 2003


Si l'on prend l'horizon comme la métaphore de l'espoir et si l'on considère que l'immense lac Issyk-Koul recèle les souvenirs du temps passé, on comprend que pour les Kirghizes ce lac de montagne représente plus qu'un simple plan d'eau.

La troublante beauté du lac équilibre l'âme de ce peuple face à l'issue incertaine de la vie. Le doux et incessant murmure des vagues sur la plage leur rappelle que le temps poursuit inexorablement son cours.

La passage du Kirghizistan, d'une République de l'ex-Union soviétique à un pays démocratique doté d'une économie de marché ne se fait pas sans quelques grincements de dents. Les Kirghizes apprennent par les médias qu'ils font désormais partie de la société globalisée. Mais alors que leur président, Askar Akajev, parle de la " Suisse d'Asie Centrale ", autour d'eux, les rares progrès ne parviennent pas à compenser la déliquescence des infrastructures et d'un grand nombre de valeurs traditionnelles.

A leur arrivée, les visiteurs occidentaux sont saisis par la beauté naturelle du pays et charmés par l'hospitalité des Kirghizes. Ils jettent un regard nostalgique sur l'esthétique soviétique omniprésente alors que les gens du pays n'y voient que le symbole de l'immobilisme de leur pays, du manque d'un véritable renouveau.

Or, alors que la vieille génération est en partie désillusionnée, nombreux sont les jeunes Kirghizes pleins d'espoir qui veulent contribuer à reconstruire leur pays.


Christoph Schütz 2003

Le Lac Issyk-Koul au Kirghizistan