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Photographies de la
série
: Negative Incursion, 2002, B/W impression
négative
Il y a dix
ans, quand le processus de paix
a commencé, comme beaucoup
d’autres Palestiniens, j’étais
prête à donner une chance à la
paix. Alors que le processus de paix
se développait, les événements
qui ont suivi m’ont remplie d’inquiétude :
la peur de perdre ma ville, Jérusalem
et que les exilés palestiniens
ne puissent revenir dans leur patrie.
Les jours passèrent et sous
mes yeux, les choses ne faisaient qu’empirer :
plus le pays était envahi, plus
les colonnies israéliennes
apparaissaient sur le sol palestinien,
et plus il y avait de morts.
Le 28 mars 2002, je me
trouvais à Ramallah
quand eut lieu la plus importante incursion
israélienne. J’étais
sous le choc : tout autour de moi
semblait si différent. Chaque
rue, chaque place que je visitais était
sombre et déserte, excepté l’armée
israélienne et ses tanks. J’étais
déprimée et glacée.
Le seul Palestinien rencontré sur
la route, ce jour-là, était
un vieil homme. Il était tué par
balle. Je n’ai jamais connu son
nom mais auparavant,je l’avais
vu déambuler dans ces mêmes
rues. Cette nuit, je n’ai pas pu
l’ôter de ma mémoire
et dans ma tête, s’entrechoquaient
des questions sans réponses. C’est
cette nuit que sont morts mes espoirs
pour la paix.
Rula Halawani
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