noirblanc

Lorsque le vent viendra

Gilbert Garcin

Filigranes Editions
2013
48.-.–

L’œuvre de Gilbert Garcin est  une comédie aux cents actes divers, comme disait La Fontaine de ses fables, mais sans un accompagnement de morale. Les images dans lesquelles il se met en scène ne sont ni des autoportraits, ni les chapitres d’une biographie imaginaire gratifiante. Bien au contraire, chaque photographie est autonome, figure une action parfaitement claire dans son déroulement et son but, et fait sourire des mésaventures de son protagoniste. C’est dire que toutes ces images sont marquées d’humour. Celui-ci est d’autant plus efficace – on sait que l’humour aime l’implicite – que le climat de ces images se situe toujours dans un entre-deux, entre drôlerie et pathétique, entre amusement et angoisse, entre étrange et absurde. Cette ambivalence multiple fait que les photographies de Gilbert Garcin touchent toujours intimement leurs spectateurs car ils y trouvent toujours de quelque façon un écho à leur préoccupations, des correspondances avec leur conception de l’existence, des situations suggestives de leurs désirs et de leurs frustrations.